Le patrimoine religieux de la Communauté de communes

La Communauté de communes compte trente-cinq communes mais seulement trente-quatre églises paroissiales. En effet, Ludiès n’a jamais possédé de lieu de culte, ses habitants se rendant dans l’église voisine du Carlaret. De l’époque médiévale au 19e siècle, les matériaux de construction restent les mêmes, (brique, galet et pierre de grès), seules les mises en œuvre diffèrent.

Eglises romanes

Des églises romanes remarquables parsèment le territoire. De taille modeste, excepté peut-être pour l’église du Mas-Saint-Antonin qui semblait présenter une emprise au sol importante, elles présentent quelques caractéristiques communes : un chevet tripartite avec une abside centrale voûtée en cul-de-four flanquée de deux absidioles, des chaînages d’angle en pierre de taille pour raidir la maçonnerie d’appareil mixte, une nef unique couverte d’un plancher bois, des petites fenêtres en lancette en pierre de taille, des portes en arc brisé.

Le 19e siècle

Des églises ont également été reconstruites au 19e siècle. Entre les destructions dues à la Révolution et un besoin d’agrandir les édifices pour faire face à la hausse de la population dans les campagnes, de nombreux édifices sont, ou simplement repris, ou complètement détruits et reconstruits. Le Moyen Âge revient alors à la mode et les églises se parent de motifs néo-romans et néo-gothiques. Dans cette mouvance, inspirée notamment des restaurations menées par Eugène Viollet-le-Duc sur le territoire national, un architecte diocésain, Ferdinand de Coma a participé à la reconstruction ex-nihilo de quatre églises paroissiales sur le territoire à Saint-Michel (1851-1876), Villeneuve-du-Paréage (dès 1855), Le Vernet-d’Ariège (1869) et tout en conservant quelques bases romanes à Saint-Martin-d’Oydes (1887). En tant qu’architecte diocésain, il a également mené des interventions ponctuelles sur la plupart des églises du territoire.

Eglise Saint-Michel (Saint-Michel)

Les travaux commencent en 1851-1853. Une première campagne s'achève en 1864. L'entrepreneur est alors François Allière, de Bonnac. Les travaux ne sont cependant réellement achevés qu'en 1876. L'édifice a été reconstruit dans un discret style néo-roman.

Eglise Sainte-Madelaine (Le-Vernet-d'Ariège)

Cette église est caractéristique de la production de ces églises paroissiales à la modénature quasi-sérielle, proposées sur plans, par les architectes départementaux diocésains.  Le carrelage de la nef et du transept présente des motifs géométriques et végétaux inspirés du répertoire décoratif néo-gothique.

Eglise Saint-Blaise (Villeneuve-du-Paréage)

Les premiers projets datent de 1848, mais les travaux ne s'engagent réellement qu'à partir de 1855-1856 le temps de trouver les finances nécessaires. La nef et le choeur sont d'abord reconstruits. En 1860, le clocher vient se coller contre la 1ère travée sud de la nef. Si le procès-verbal de réception des travaux a lieu le 12 juin 1873, les travaux, et en particulier ceux de l'achèvement du décor et de la mise en place du mobilier, ne s'achèvent qu'en 1875.

Eglise Saint-Anastase (Saint-Martin-d'Oydes)

De l'ancien édifice roman ne subsistent que la base des murs latéraux du sanctuaire, une partie de ceux du clocher et une pierre dans le choeur. Avec ses tourelles, ses créneaux de ciment, ses gargouilles de pierre et sa flèche d'ardoise, les trois architectes qui se sont succédés (Ferdinand de Coma, André de Marcilly et G. Galau) étaient persuadés d'avoir "restitué au sanctuaire de Saint-Martin-d'Oydes le type traditionnel des églises romanes de la contrée ».

 

Commandes publiques
Espace Pro
Haut de page