Le patrimoine de la ville de Pamiers

 

 

Un riche patrimoine monumental

La ville de Pamiers possède de nombreux Monuments Historiques.

Le Mas-Vieux Saint-Antonin

La chapelle du Mas-Vieux Saint-Antonin est l'édifice cultuel le plus ancien de la ville de Pamiers. Elle appartenait à l'ancienne abbaye Saint-Antonin, puissance fondatrice de la ville de Pamiers. La légende veut qu'Antonin, mort en martyr, ait été enterré sur le site de Cailloup.

La date exacte de sa fondation est inconnue mais les élévations encore en place et une partie du décor intérieur remontent au 12e siècle. Fortement endommagée lors des Guerres de Religion, elle est en partie rénovée au 17e siècle. Vendu comme bien national lors de la Révolution le 2 avril 1791, elle est achetée et transformée en métairie. Acquise par la mairie de Pamiers en 1990, elle est classée Monument Historique en 1992 et une opération de restauration du bâti est menée en 2001.

La cathédrale Saint-Antonin

La cathédrale Saint-Antonin est au 12e siècle une église sise au coeur du quartier du Mercadal et répondant au vocable de Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean-Evangéliste. De cet édifice roman ne subsiste aujourd'hui que le portail dont les voussures retombent sur des chapiteaux historiés. Au 14e siècle, l'église est agrandie pour se convertir au goût du jour à savoir le gothique méridional. Au 15e siècle, des troubles bouleversent l'organisation religieuse de la ville : la cathédrale et le Mas Saint-Antonin sont pillés et détruits. Les reliques de Saint-Augustin  sont alors déposées à Notre-Dame afin d'être en sécurité. Elle demande donc le transfert du siège cathédral qui est décidé en 1485 et effectif en 1544. Lors des guerres de religion, entre 1557 et 1577, elle est en partie détruite. En 1628, la reconquête catholique est effective. L'évêque Henri de Sponde rentre alors d'exil et entame la reconstruction d'une église plus vaste, tâche qui sera poursuivie par son successeur François-Etienne de Caulet. Elle est finalement consacrée le 9 janvier 1689.Pendant la Révolution, la cathédrale est transformée en entrepôt pour le fourrage de l'armée.

L'église Notre-Dame-du-Camp

Edifiée au 12e siècle, on la nomma Notre-Dame-des-Champs car située en dehors des fortifications. Fortement endommagée lors de la croisade contre les albigeois, l'église du 12e siècle est rebâtie au 14e siècle dans de plus grandes proportions. Le mur de la façade ouest, sur les trois quart de sa hauteur ainsi que la partie inférieure des maçonneries en brique du chevet sont les seuls témoins actuels de l'édifice du 14e siècle. Elle est ruinée une première fois en 1563, une autre en 1577 puis en grande partie détruite en 1621 par les protestants qui provoquèrent l'effondrement de la voûte. La reconstruction de l'église est vite entamée mais elle n'est rouverte au culte qu'en 1672 malgré l'absence de voûtement.  De 1870 à 1872 l'architecte, M. de Layrix, rend au grand portail ouest, une apparence inspirée du portail antérieur et de celui de Belpech tout en réutilisant des éléments résiduels comme les colonnettes. Il restaure également la façade ouest, ajoute des merlons au sommet des tours et des courtines et perce trois baies dans la tour nord pour y installer les cloches.

Le couvent des Cordeliers

Les Cordeliers s'installent à Pamiers au 13e siècle. Ils bâtissent une 1ère église au cours de la 1ère moitié du 14e siècle. En 1416 les registres de la Ville indiquent que l'église est en ruine, les Cordeliers demandant un secours pour réaliser des travaux. A partir de cette date, débute la construction d'une plus grande église. Le clocher, bâti sur le modèle de l'église des Cordeliers de Toulouse, n'est construit qu'en 1512.

Les Guerres de Religion n'épargnent pas le bâtiment conventuel. Au début de la Révolution, les Cordeliers quittent le couvent et l'église est fermée. Le 14 février 1792, l'ensemble est mis en vente. Par la suite, diverses congrégations vont se succéder principalement dédiées à l'enseignement.

Le monastère du Carmel

Le monastère est fondé le 29 juin 1648. Ce fut le 57e couvent de l'ordre en France. La vie du monastère commença modestement dans une maison acquise auprès de l'évêque. L'enclos s'étendit considérablement dans les années suivantes par les dons de l'évêque et de quelques habitants et par des échanges avec les consuls. De 1685 à 1692 environ, les bâtiments claustraux sont construits pour 40458 livres, ils comprennent les trente cellules, des salles communes et le cloître. Les travaux de construction de la chapelle débutent en 1704 grâce au dons de Mgr de Verthamon et s'arrêtent faute de moyens. La chapelle est finalement achevée en 1762.

En 1792, le couvent confisqué sert de prison d'Etat pour les hommes et la chapelle de dépôt pour objets saisis. Les religieuses ne recouvrent la vie claustrale qu'en 1801 et ce jusqu'en 1901 où elle quitte à nouveau le Carmel suite à la loi sur les Asociations. Elles ne réintégreront leur établissement qu'en 1933. En 2008, le Carmel a été acquis par la ville de Pamiers.

Les canaux

Le centre ancien est enserré dans un réseau de canaux occupant un ancien méandre de l’Ariège recoupé à l’Ere Géologique. Ils ont été, par la suite, entretenus, modifiés, améliorés pour répondre aux besoins de générations d’Appaméens. Une charte de 1225 évoque cette particularité : « l’emplacement où avait été fondé la ville et le château, l’île dans l’Ariège et la dérivation des eaux []». De même, en 1277, est cité un ensemble situé « à l’intérieur des eaux ». D’une longueur de 3 kilomètres, ils sont alimentés par des sources et résurgences mais surtout par une prise d’eau dans l’Ariège contrôlée au moyen d’une chaussée placée dans la rivière. La plus importante au cours de l’histoire est nommée « granda paissièra » (« grande chaussée »).

Au fil de leur histoire, les canaux de la ville de Pamiers ont rempli des fonctions diverses : défensives en servant de fossés devant les remparts, de force motrice pour les moulins, d'eau de lavage pour les tanneries, teintureries, de lavoirs et de latrines et au 20e siècle, de lieu d'agrément.

Hôtel particulier dit de Vasilières

Au 19e siècle, cet hôtel particulier appartient à Bernard Pierre Vasilières, avocat et fonctionnaire des finances à Pamiers. Originaire du Rouergue, il est membre de la délégation allant saluer Napoléon à Toulouse en 1808. En 1814, devenu substitut du procureur du roi, il fait à nouveau partie d'une délégation envoyée pour saluer non plus l'empereur mais le roi. Enfin, de 1828 à 1830, il remplit les fonctions de maire de la ville. Cet hôtel est aujourd'hui couramment désigné sous le nom d'"Hôtel Vasilières".

Il n'est pourtant pas le bâtisseur de l'hôtel qui date de la deuxième moitié du 18e siècle. A l'heure actuelle, nous n'en connaissons que les initiales apparaissant dans le monogramme de l'imposte de fer forgé "LDC".

Boucherie moderne Villanou

La devanture de la boucherie moderne Villanou est composée de carreaux de faïence provenant de la manufacture de Gien fondée en 1821 par l'Anglais, Thomas Hall. Réalisée dans les années 1935-1936, ce décor est l'unique témoin de l'aménagement de la boutique car ni l'intérieur ni les huisseries d'origine n'ont été conservés.Certains motifs de ce décor ont été retrouvés, malgré quelques différences, dans un catalogue de la société Geoffroy et Cie : revêtement céramique des années 1900. Sont concernés la scène de la brebis, les médaillons avec tête de boeufs et certains motifs floraux. Ils sont donc utilisés assez tardivement à Pamiers mais s'inscrivent dans la mouvance art nouveau bien que la frise de fleurs stylisées en bas à droite annonce déjà l'art déco. Les carreaux du soubassement sont les mêmes que ceux du métro parisien. Ce décor est original et rare dans le sud-ouest.

 

Commandes publiques
Espace Pro
Haut de page